De 1940 à 1945,
« Pour nous, habitants de
Les sirènes d’alerte se sont mises à hurler. Où se réfugier ? Pas d’abris ! Le bois Guillou le plus proche : trop loin. Et nous sommes restées là. Il faut dire que tout le Groupe scolaire de Boucau (depuis la maternelle jusqu’au Brevet) construit en 1936-37 avait été réquisitionné par les Allemands qui l’occupaient et toutes les classes étaient « parquées » dans la grande salle de bal attenante à la salle de cinéma – théâtre.
Pour séparer les classes, des cloisons en bois à mi-hauteur du plafond avaient été construites par des menuisiers. Vous imaginez les conditions de travail, le bruit. Heureusement, nous étions moins nombreux qu’au Collège de Cambo-les-Bains et sans doute plus disciplinés. Après les sirènes, quand les bombes sont tombées,
Au retour de l’école, je retrouvais ma mère inquiète pour mes deux frères aînés. Les bruits les plus divers circulaient. Où étaient tombées les bombes ? Sur Bayonne ? Sur Anglet ?
Mon frère Pierre travaillait dans une banque à Bayonne. Mon frère Jacques était apprenti à l’usine Latécoère (à présent Dassault). Il s’y rendait à vélo.
Depuis, nous avons su ce qui s’était passé réellement. C’était une « erreur » de l’aviation américaine.
Une amie qui travaillait à Biarritz m’a raconté :
« Il était 14h30, j’étais Rue de Halder dans une agence immobilière, la rue la plus bombardée. C’étaient les vacances de Pâques. Il faisait très beau, un soleil magnifique et les gens circulaient nombreux. Lorsque les avions américains sont apparus dans le ciel, nous n’avons pas eu peur, au contraire, nous avons pensé au débarquement et nous les regardions presque heureux. Lorsque les premières bombes sont tombées, là nous avons réalisé et moi je me suis précipitée dans un petit abri anti-aérien très proche.
La D.C.A allemande a riposté et c’est pour cela aussi qu’il y a eu de nombreux blessés par éclats : notamment les étudiants sur la plage ».